Mardi 20 mars 2018

Le CISSS de Laval répond aux attaques du Syndicat des infirmières


Stéphane St-Amour - Courrier Laval - 15 mars 2018

 

La direction du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) dit vouloir rétablir les faits exposés par le Syndicat des infirmières, inhalothérapeutes, infirmières auxiliaires de Laval (SIIIAL-CSQ) lors d'un signalement en matière de maltraitance organisationnelle, le 8 mars.

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«Nous tenons à rassurer la population lavalloise quant à la qualité des soins et des services offerts par les intervenants du CISSS de Laval», peut-on lire dans une communication officielle publiée le 13 mars.

Incidents en baisse

Cinq jours plus tôt, la présidente syndicale, Isabelle Dumaine, dénonçait que «certaines situations causant du tort ou de la détresse aux patients sont directement liées au manque de personnel et aux difficultés organisationnelles».

Elle attribuait, entre autres, à l'épuisement et l'instabilité des équipes une hausse des incidents et accidents lors de la prestation des services de santé dans les établissements du CISSS.

«Cette information est fausse», réplique l'Employeur qui en veut pour preuve «une diminution de 13 % du nombre de déclarations d'accidents ou d'incidents» en 2017-2018 par rapport à l'exercice précédent.

Cela dit, il ajoute que «la prévention de la maltraitance est une priorité et une préoccupation constante pour le CISSS de Laval», tout en mentionnant la formation déployée ces derniers mois pour «sensibiliser et outiller ses intervenants afin qu'ils puissent prévenir et lutter contre la maltraitance envers les aînés.»

De légères hausses

S'il reconnaît une augmentation du taux d'assurance-salaire et du temps supplémentaire au cours de la dernière année, le CISSS parle toutefois d'une «légère augmentation» contrairement à ce que dénonçait le SIIIAL-CSQ.

«Au début janvier, 7,10 % de nos employés étaient en assurance-salaire versus 7,02 % à pareille date l'an passé», précise-t-il.

La semaine précédente, l'Employeur avait réfuté l'information syndicale selon laquelle on avait versé en prestations de maladie l'équivalent de 290 postes à temps plein l'année durant en 2016-2017.  Il chiffrait plutôt le nombre de postes équivalent temps complet à 106 pour un coût estimé à 4,75 M$.

La direction du CISSS fait le même constat pour le temps supplémentaire: «Au début janvier, 3,33 % des heures travaillées de nos employés étaient en temps supplémentaire versus 3,14 %» 12 mois plus tôt.

À cet égard, on signale que «des travaux sont mis de l'avant» pour développer «des stratégies qui permettront de diminuer l'utilisation du temps supplémentaire et le recours à la main-d'oeuvre indépendante.»

 

35 M$ de plus

 

Enfin, on s'étonne au Centre intégré de santé et de services sociaux des propos de la vice-présidente de la CSQ, Sonia Éthier, qui demande à ses dirigeants et administrateurs d'exiger un financement adéquat des services sociaux et de santé publique, dont la qualité et l'accessibilité sont hypothéquées par les compressions budgétaires et autres mesures d'austérité, déclarait-elle.

 

«Contrairement aux affirmations [de] madame Éthier, le CISSS de Laval a reçu du ministère de la Santé et des Services sociaux pour les années financières 2016-2017 et 2017-2018 des investissements [additionnels] s'élevant à près de 35 M$, écrit-on. Ces montants sont entièrement consacrés à l'amélioration des soins et services offerts à la population lavalloise.»